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Fantasms, spaces and emptyness

Les dimensions et les relations entre les espaces photographiés, entre leurs géométries et leurs usages respectifs, proposent un lien entre le plein, le vide, l’habitation, la désertion. Représenté directement ou contenu par l’espace plein, le vide s’invite dans nos paysages, dans les infrastructures quotidiennes mais aussi dans nos visions. Habité par des murs, des contenants, des rideaux, des végétaux, des toits, des routes, des volumes, des aplats, le creux face au plein rappelle à l’être sa solitude. Ici, la notion de contenance potentielle des différents plans désertés appelle à une forme de vie des images qui, mêmes vides, « mortes », respirent et parlent. L’utilité des espaces est anéantie ; même si nous en connaissons les fonctions, elles sont ici détournées par l’image qui les contient. Ainsi la dimension sensitive, évocatrice, onirique, vient-elle, peut-être, dissoudre l’ennui, la solitude, la désertion.

 

2012- 2018

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